France: Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit ! | CGT

Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Ce 28  avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.
Visuel journée morts au travail 2026
Le monde du travail n’est pas sûr

Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles.

En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) :

  • 764 décès à la suite d’un accident de travail ;
  • 318 à la suite d’un accident de trajet ;
  • 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle.

C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers.

En 2025, 5 victimes étaient des mineur·es, apprenti·es ou lycéen·nes de moins de 18 ans.

C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.

Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail.

À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude.

L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité

Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits.
Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.

Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.

Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.

La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique.

Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques.

Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas.

Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi.

Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es

Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus.

La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels.

Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses !

Tou·tes mobilisé·es le 28 avril !

La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables.

Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons :

  • l’obligation de la mise en œuvre du DUERP, un DUERP qui soit genré (obligation depuis 2014 qui n’est pas appliquée) avec contrôle de son application et de sa mise à jour ;
  • le renforcement de la protection des travailleur·ses et le respect du droit de retrait ;
  • une politique pénale du travail sévère condamnant fermement les employeur·ses responsables d’accidents graves au travail ;
  • la suppression du recours à la sous-traitance pour les activités à risques, et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre. L’abus des niveaux de sous-traitance est un facteur aggravant !
  • un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ;
  • la suppression des stages en entreprise dès le collège et des séquences « d’observation » en 2nde générale et technologique ;
  • l’amélioration des protections légales pour les mineur·es en formation professionnelle, notamment le rétablissement de celles supprimées en 2015 et 2018 ;
  • le retour des CHSCT et des délégué·es du personnel (DP), outil de proximité et de prévention par excellence, avec des prérogatives et une accessibilité renforcées ;
  • le doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale), avec de plus larges prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ;
  • l’assurance de l’indépendance et de la protection de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des SPSTI.

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Tract 28 avril

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France: Prendre à bras-le-corps les risques psychosociaux au travail | CFDT

Prendre à bras-le-corps les risques psychosociaux au travail

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, l’Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport mondial majeur consacré aux risques psychosociaux au travail.

Ce rapport met en lumière un constat essentiel : l’environnement psychosocial, c’est-à-dire la manière dont le travail est conçu, organisé et managé, influence directement la santé, la sécurité et la performance des travailleurs.

Les facteurs psychosociaux (la charge de travail, la clarté des rôles, l’autonomie, le soutien managérial ou encore l’équité des processus) ne relèvent pas de simples perceptions individuelles. Lorsqu’ils sont dégradés, ils constituent de véritables risques professionnels, au même titre que les risques physiques, chimiques ou biologiques.

Face à ces enjeux, le rapport de l’OIT promeut une approche organisationnelle et préventive, structurée autour de trois niveaux indissociables :

  • Le poste de travail et son contenu,
  • Les modes de management et d’organisation,
  • Le cadre global des politiques et procédures de l’entreprise.

Cette approche systémique marque une évolution majeure : elle invite à traiter les risques psychosociaux non plus comme des difficultés individuelles, mais comme des questions centrales de travail, d’organisation du travail et de gouvernance.

Dans ce contexte, la CFDT s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle portera cette vision lors du webinaire organisé par l’OIT à l’occasion de cette journée mondiale, en défendant :

  • Une prévention primaire des risques psychosociaux,
  • Une transformation des organisations du travail,
  • Et un renforcement du dialogue social comme levier de santé au travail.

Au-delà des dispositifs de prévention, la CFDT affirme que les salariés attendent un management qui reconnait la réalité de leur travail, leur donne les moyens d’agir sur les transformations en cours, et leur permet de trouver du sens dans leur activité. Le dialogue professionnel, au plus près du terrain, est à ce titre un levier indispensable de santé au travail.

Pour la CFDT, la prévention des risques psychosociaux passe avant tout par une amélioration concrète des conditions de travail et une responsabilisation des organisations.

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Portugal: Comunicado da UGT – 28 abril | Combater os Riscos Psicossociais no Trabalho: Vamos garantir um Ambiente de Trabalho Saudável

Comunicado da UGT – 28 de abril de 2026 | Combater os Riscos Psicossociais no Trabalho: Vamos garantir um Ambiente de Trabalho Saudável

Neste Dia Internacional em Memória dos Trabalhadores Vítimas de Acidentes de Trabalho e Doenças Profissionais, 28 de abril 2026, a UGT associa-se ao movimento sindical internacional e apela a uma ação urgente para enfrentar a crise global dos riscos psicossociais no trabalho – atualmente uma das principais causas de morte, doença e sofrimento para trabalhadores e trabalhadoras, em todo o mundo.

 

De acordo com dados da OIT, mais de 840 mil pessoas morrem, todos os anos, devido a problemas de saúde relacionados com riscos psicossociais, entre os quais se destacam as elevadas exigências no trabalho, insegurança no emprego, longas jornadas de trabalho, desregulação de horários, reduzidas perspetivas de progressão na carreira e o assédio no local de trabalho.

Esses riscos psicossociais encontram-se associados ao aumento da probabilidade de condições graves de saúde, tais como doenças cardíacas, AVC e transtornos mentais, incluindo o suicídio.

O Relatório da CSI publicado no dia de hoje mostra a dimensão deste problema:

  • As longas horas de trabalho são responsáveis por cerca de 745.000 mortes por ano.
  • Há pelo menos 70.000 suicídios relacionados com o trabalho anualmente.
  • Perdem-se 12 mil milhões de dias úteis todos os anos devido à depressão e à ansiedade.
  • O burnout afeta cerca de um em cada cinco trabalhadores a nível global.
  • Os riscos psicossociais estão ligados a mais de 10 por cento dos casos de doenças cardíacas, depressão e suicídios.

Não obstante estes riscos psicossociais não serem novos, as atuais transformações no mundo do trabalho, incluindo a digitalização, a inteligência artificial e o trabalho remoto operam alterações ainda mais nefastas no ambiente de trabalho psicossocial.

Os riscos psicossociais tornaram-se um dos desafios mais significativos para a Segurança e Saúde no Trabalho no mundo moderno do trabalho, tornando urgente melhorar o ambiente de trabalho psicossocial, por forma a proteger a saúde mental e física dos trabalhadores e trabalhadoras.

A UGT, ciente da necessidade de serem encetados esforços para o combate aos riscos psicossociais relacionados com o trabalho, reitera as suas reivindicações:

– Reconhecimento das condições de saúde mental como doenças profissionais. A UGT entende ser urgente o reconhecimento de patologias relacionadas com os riscos psicossociais, ainda não entendidas como doenças profissionais e que têm obrigatoriamente de ser incluídas na atualização da Lista das Doenças Profissionais, tendo em conta que existe uma relação direta entre a exposição a riscos psicossociais no local de trabalho e as suas consequências na saúde mental e física dos trabalhadores.

– Pugnar pela definição e implementação de medidas concretas que, claramente, prevejam os aspetos relacionados com a organização do trabalho e o combate aos riscos psicossociais, designadamente, a violência, o assédio e os problemas de saúde mental em geral, tornando-se urgente a previsão de medidas concretas para mitigar estes impactos negativos.

– Reputamos a necessidade de se avançar para a adoção de Diretiva da UE sobre os riscos psicossociais/saúde mental, em consonância com a CES, que clarifique o dever dos empregadores na prevenção e no tratamento destes riscos e a sua responsabilidade na organização do trabalho, de modo a criar boas condições psicossociais para os trabalhadores.

– Pugnar por um investimento, a nível nacional, em saúde mental. De acordo com a OMS a definição de saúde mental é “o estado de bem-estar no qual o indivíduo realiza as suas capacidades, pode fazer face ao stresse normal da vida, trabalhar de forma produtiva e frutífera e contribuir para a comunidade em que se insere”, deve ser definida uma abordagem que vise conceber e realizar intervenções destinadas a promover uma boa saúde mental e a prevenir doenças mentais no trabalho.

– Pugnamos, ainda, pela efetiva participação dos trabalhadores e dos representantes dos trabalhadores na conceção e implementação de medidas no local de trabalho que visem combater os problemas de saúde mental; pela efetiva  clarificação das obrigações dos empregadores para avaliar e mitigar sistematicamente os fatores de risco psicossociais e pela obrigação de os empregadores fixarem metas para reduzir o stresse relacionado com o trabalho, pelo acesso à formação de todos os trabalhadores e  formação especializada para os gestores prevenirem riscos psicossociais no  trabalho.

– Continuar a promover a ação sindical na área dos riscos psicossociais (stresse laboral, burnout, depressão crónica, fadiga crónica, depressão e assédio, etc.), nomeadamente no que respeita à caraterização, identificação e análise deste tipo de riscos, com o objetivo de habilitar os quadros sindicais para a intervenção concreta e direta nos locais de trabalho, seja através da ação reivindicativa, seja mediante o apoio individual aos trabalhadores afetados.

Hoje, como sempre, a UGT associa-se às centenas de centrais sindicais que, em mais de 120 países, estão de luto pelos seus trabalhadores vitimados mortalmente por acidentes de trabalho e doenças profissionais.

Também neste Dia, a UGT associa-se às centenas de centrais sindicais que, por todo o mundo, se erguem na luta por condições de trabalho e de vida digna para todas trabalhadoras e todos os trabalhadores.

Prestamos Hoje homenagem aos 154 trabalhadores que perderam a vida a desempenhar a sua atividade profissional, durante o ano de 2025.

Terminamos reforçando a mensagem da CSI de que neste 28 de abril, lembramos os mortos – e lutamos pelos vivos. O trabalho não deve custar vidas.

 

Deve proteger Vidas, Dignidade e Saúde Mental.

 

Departamento de Segurança e Saúde no Trabalho

https://www.ugt.pt/noticias/artigo/comunicado-da-ugt-28-de-abril-de-2026-combater-os-riscos-psi/6728

Comunicado da UGT – 28 de abril de 2026 | Combater os Riscos Psicossociais no Trabalho: Vamos garantir um Ambiente de Trabalho Saudável

Neste Dia Internacional em Memória dos Trabalhadores Vítimas de Acidentes de Trabalho e Doenças Profissionais, 28 de abril 2026, a UGT associa-se ao movimento sindical internacional e apela a uma ação urgente para enfrentar a crise global dos riscos psicossociais no trabalho – atualmente uma das principais causas de morte, doença e sofrimento para trabalhadores e trabalhadoras, em todo o mundo.

 De acordo com dados da OIT, mais de 840 mil pessoas morrem, todos os anos, devido a problemas de saúde relacionados com riscos psicossociais, entre os quais se destacam as elevadas exigências no trabalho, insegurança no emprego, longas jornadas de trabalho, desregulação de horários, reduzidas perspetivas de progressão na carreira e o assédio no local de trabalho.

Esses riscos psicossociais encontram-se associados ao aumento da probabilidade de condições graves de saúde, tais como doenças cardíacas, AVC e transtornos mentais, incluindo o suicídio.

O Relatório da CSI publicado no dia de hoje mostra a dimensão deste problema:

  • As longas horas de trabalho são responsáveis por cerca de 745.000 mortes por ano.
  • Há pelo menos 70.000 suicídios relacionados com o trabalho anualmente.
  • Perdem-se 12 mil milhões de dias úteis todos os anos devido à depressão e à ansiedade.
  • O burnout afeta cerca de um em cada cinco trabalhadores a nível global.
  • Os riscos psicossociais estão ligados a mais de 10 por cento dos casos de doenças cardíacas, depressão e suicídios.

Não obstante estes riscos psicossociais não serem novos, as atuais transformações no mundo do trabalho, incluindo a digitalização, a inteligência artificial e o trabalho remoto operam alterações ainda mais nefastas no ambiente de trabalho psicossocial.

Os riscos psicossociais tornaram-se um dos desafios mais significativos para a Segurança e Saúde no Trabalho no mundo moderno do trabalho, tornando urgente melhorar o ambiente de trabalho psicossocial, por forma a proteger a saúde mental e física dos trabalhadores e trabalhadoras.

A UGT, ciente da necessidade de serem encetados esforços para o combate aos riscos psicossociais relacionados com o trabalho, reitera as suas reivindicações:

– Reconhecimento das condições de saúde mental como doenças profissionais. A UGT entende ser urgente o reconhecimento de patologias relacionadas com os riscos psicossociais, ainda não entendidas como doenças profissionais e que têm obrigatoriamente de ser incluídas na atualização da Lista das Doenças Profissionais, tendo em conta que existe uma relação direta entre a exposição a riscos psicossociais no local de trabalho e as suas consequências na saúde mental e física dos trabalhadores.

– Pugnar pela definição e implementação de medidas concretas que, claramente, prevejam os aspetos relacionados com a organização do trabalho e o combate aos riscos psicossociais, designadamente, a violência, o assédio e os problemas de saúde mental em geral, tornando-se urgente a previsão de medidas concretas para mitigar estes impactos negativos.

– Reputamos a necessidade de se avançar para a adoção de Diretiva da UE sobre os riscos psicossociais/saúde mental, em consonância com a CES, que clarifique o dever dos empregadores na prevenção e no tratamento destes riscos e a sua responsabilidade na organização do trabalho, de modo a criar boas condições psicossociais para os trabalhadores.

– Pugnar por um investimento, a nível nacional, em saúde mental. De acordo com a OMS a definição de saúde mental é “o estado de bem-estar no qual o indivíduo realiza as suas capacidades, pode fazer face ao stresse normal da vida, trabalhar de forma produtiva e frutífera e contribuir para a comunidade em que se insere”, deve ser definida uma abordagem que vise conceber e realizar intervenções destinadas a promover uma boa saúde mental e a prevenir doenças mentais no trabalho.

– Pugnamos, ainda, pela efetiva participação dos trabalhadores e dos representantes dos trabalhadores na conceção e implementação de medidas no local de trabalho que visem combater os problemas de saúde mental; pela efetiva  clarificação das obrigações dos empregadores para avaliar e mitigar sistematicamente os fatores de risco psicossociais e pela obrigação de os empregadores fixarem metas para reduzir o stresse relacionado com o trabalho, pelo acesso à formação de todos os trabalhadores e  formação especializada para os gestores prevenirem riscos psicossociais no  trabalho.

– Continuar a promover a ação sindical na área dos riscos psicossociais (stresse laboral, burnout, depressão crónica, fadiga crónica, depressão e assédio, etc.), nomeadamente no que respeita à caraterização, identificação e análise deste tipo de riscos, com o objetivo de habilitar os quadros sindicais para a intervenção concreta e direta nos locais de trabalho, seja através da ação reivindicativa, seja mediante o apoio individual aos trabalhadores afetados.

Hoje, como sempre, a UGT associa-se às centenas de centrais sindicais que, em mais de 120 países, estão de luto pelos seus trabalhadores vitimados mortalmente por acidentes de trabalho e doenças profissionais.

Também neste Dia, a UGT associa-se às centenas de centrais sindicais que, por todo o mundo, se erguem na luta por condições de trabalho e de vida digna para todas trabalhadoras e todos os trabalhadores.

Prestamos Hoje homenagem aos 154 trabalhadores que perderam a vida a desempenhar a sua atividade profissional, durante o ano de 2025.

Terminamos reforçando a mensagem da CSI de que neste 28 de abril, lembramos os mortos – e lutamos pelos vivos. O trabalho não deve custar vidas.

 Deve proteger Vidas, Dignidade e Saúde Mental.

 Departamento de Segurança e Saúde no Trabalho

https://www.ugt.pt/noticias/artigo/comunicado-da-ugt-28-de-abril-de-2026-combater-os-riscos-psi/6728

Spain: UGT conmemora el Día Mundial de la Seguridad y Salud en el Trabajo

UGT conmemora el Día Mundial de la Seguridad y Salud en el Trabajo

El sindicato ha pedido la aceleración del trámite parlamentario para ratificar la modificación de la Ley de Prevención de Riesgos Laborales aprobada hoy en el Consejo de Ministros

La Unión General de Trabajadoras y Trabajadores ha celebrado, con motivo del Día Mundial de la Seguridad y la Salud en el Trabajo, unas jornadas bajo el nombre “Este 1º de Mayo, UGT exige salud. La Ley no nos protege, el Siglo XXI exige cambios”. En las jornadas, celebradas en Alcalá de Guadaira, Sevilla, se ha recordado a las víctimas de accidentes laborales y enfermedades profesionales y se ha puesto de manifiesto la necesidad de abordar cuestiones como la prevención del suicidio en el ámbito laboral y el reconocimiento del cáncer de origen laboral. 

En la semana que se celebra el 1º de mayo, UGT ha querido recordar que la prevención debe ser una pieza fundamental en la mejora de los derechos de la clase trabajadora y que urge la actualización de una ley de Prevención de Riesgos Laborales, que se aprobó hace más de 30 años y que, sin duda, no contempla muchos de los nuevos riesgos a los que están expuestas las personas trabajadoras. 

Precisamente hoy, el Consejo de Ministros ha aprobado el Anteproyecto de Ley, que recoge el acuerdo alcanzado en materia de prevención de riesgos laborales por el Gobierno y los sindicatos para la modificación de la actual Ley de Prevención de Riesgos Laborales y del Reglamento de los Servicios de Prevención. Más de 700 personas están muriendo en accidente de trabajo cada año, y ello hacen que la actualización de dicha ley sea una obligación de la sociedad en su conjunto. 

El texto, que ahora comenzará su trámite parlamentario, pretende adaptar la normativa a la nueva realidad del mercado de trabajo, ya que dota de perspectiva de género y edad a la gestión preventiva y se abordan los desafíos que conllevan las transiciones digital, climática y demográfica desde un enfoque amplio e integral. A este respecto, obliga a revisar la evaluación de riesgos en los casos de cambios en las condiciones de trabajo que supongan la aparición de nuevos riesgos, incluidos los derivados del cambio climático, de la digitalización o de las nuevas formas de organización de trabajo. Además, con la modificación de la Ley de Prevención de Riesgos Laborales se alcanzará una mejora en la gestión de los riesgos psicosociales de origen laboral, ya que fomenta las evaluaciones de riesgos psicosociales. Otra novedad es que la vigilancia de la salud, además de incluir el estado físico, también debe contemplar el estado mental. 

Por otro lado, se incluye la definición de violencia y acoso laboral en línea con el C190 de la OIT, ratificado por España. En esta definición se establece que dichas conductas pueden suceder una sola vez o de manera reiterada e incluye la realizada a través de las nuevas tecnologías o por uso de algoritmos o IA. Además, se incluye el compromiso del Gobierno de aprobar una norma para la gestión de los riesgos psicosociales de origen laboral, como ya existe para otros riesgos. 

Respecto a la digitalización, además, especifica que en la evaluación de riesgos se deben incluir los factores de naturaleza organizativa, es decir, aquellos relacionadas con las condiciones de trabajo, las características de la tarea y la organización del tiempo de trabajo, entre otros, y se incluye el derecho a la desconexión digital. Para abordar los riesgos laborales derivados del cambio climático, el Anteproyecto de Ley establece que entre las medidas de emergencia se deben contemplar la actuación frente a catástrofes y otros fenómenos meteorológicos adversos y, además, se amplía la definición de riego grave e inminente.  En cuanto a los riesgos derivados de la transición demográfica, el texto dota de perspectiva de edad a la gestión preventiva. Esto va a permitir adaptar el trabajo a la persona. Además, se establecen las actividades prohibidas a menores de edad, entre los que se encuentran aquellas que impliquen exposición a actos o representaciones de carácter pornográfico o violento o trabajos que superen objetivamente las capacidades físicas o psicológicas de los menores.

La modificación normativa dota también de perspectiva de género, promoviendo la eliminación de desigualdades entre hombres y mujeres en el ámbito preventivo. Además, se refuerza la protección de las mujeres embarazadas o en periodo de lactancia natural ya que, entre otros, se establece la obligación de realizar una evaluación específica una vez comunicado el embarazo, en la que se tengan en cuenta tanto las condiciones de trabajo existentes como el estado de salud.

En cuanto a los cambios que afectan a la gestión preventiva, se elimina la posibilidad de que el empresario/a asuma personalmente la actividad preventiva en empresas de hasta 25 personas trabajadoras, reduciéndose a 10 personas en plantilla; se refuerza la figura del trabajador designado y se reduce la ratio de plantilla para que las empresas tengan obligación de constituir un servicio de prevención propio. También se incluyen los protocolos de adaptación al puesto de trabajo tras ausencia prolongada por motivos de salud, en los que deberán recogerse las adaptaciones que deban realizarse para la reincorporación, así como la actualización de la formación preventiva en casos de ausencias superiores a 6 meses. 

En cuanto a la formación en materia preventiva, se refuerzan tanto la presencialidad y los contenidos y se incluye la bonificación de la formación obligatoria de PRL a las empresas de menos de 10 personas trabajadoras. Para ayudar a integrar la cultura preventiva en las PYMES, se crea la figura del Agente Territorial de Prevención, con funciones en empresas que tengan menos de 10 personas trabajadoras y que no tengan representación legal de las personas trabajadoras. Además, se aumenta el crédito horario de los delegados y delegadas de prevención en un 20% y se reconoce el derecho a consulta sobre la elección de la Mutua y del Servicio de Prevención Ajeno.

UGT considera inaplazable que en este 2026, declarado como año de la Seguridad y Salud en el Trabajo, se apruebe la reforma de la Ley de Prevención de Riesgos Laborales. La sociedad y la clase trabajadora lo necesita urgentemente, por lo que el sindicato pide al conjunto de fuerzas políticas que debatan anteponiendo la seguridad y salud de la clase trabajadora sobre otro tipo de criterios. La protección de la salud y de la vida en el trabajo están en riesgo. La nueva Ley debe adaptarse a los nuevos tiempos y proteger a quien cada día sale a ganarse la vida.

Consulta todas las imágenes del acto


Fuente: UGT

https://www.ugt.es/ugt-conmemora-el-dia-mundial-de-la-seguridad-y-salud-en-el-trabajo

Spain: La mejora del empleo ha reducido el número de accidentes laborales, pero la prevención sigue siendo una asignatura pendiente – CCOO

La mejora del empleo ha reducido el número de accidentes laborales, pero la prevención sigue siendo una asignatura pendiente

  • CCOO ha presentado el informe ‘Análisis de las estadísticas de accidentes de trabajo y enfermedades profesionales en España en 2025’, con motivo de la próxima celebración del Día Mundial de la Seguridad y Salud Laboral, el 28 de abril

Unai Sordo y Mariano Sanz durante la presentación del informe

Del total de accidentes laborales registrados en 2025, con baja, un 35% se produjo en una empresa que no contaba con una evaluación de riesgos laborales. Es una de las cifras del informe ‘Análisis de las estadísticas de accidentes de trabajo y enfermedades profesionales en España en 2025’, presentado por Comisiones Obreras este miércoles, con motivo de la próxima celebración del Día Mundial de la Seguridad y Salud Laboral, el 28 de abril, que este año el sindicato conmemora con el lema ‘Trabajar sí, enfermar no’.

Un dato que en palabras de Unai Sordo, secretario general de CCOO, es “demoledor” y apunta a una de las causas fundamentales de los índices de siniestralidad de España: la prevención de riesgos laborales no llega donde tiene que llegar. Sordo también destacó, eso sí, que buena parte de los empleos que se están generando en el país se están dando en ocupaciones con índices de accidentabilidad menores que la media. “Esto es importante”, resaltó. “No sólo hay menos accidentes, sino que hay empleos en mejores cualificaciones y mejores ocupaciones”, añadió.

Por su parte, el secretario confederal de Salud Laboral y Medio Ambiente, Mariano Sanz, ha resaltado que efectivamente la siniestralidad no baja gracias a una mejora de la prevención, sino al cambio de modelo que ha sufrido el mercado laboral español. “La prevención de riesgos laborales no está siendo una prioridad para las empresarias y empresarios de nuestro país”, apuntó.

Sanz incidió igualmente en la necesidad de crear un registro de empresas y trabajadores expuestos a productos químicos para poder demostrar que existe una relación de causa y efecto para reconocer las enfermedades con origen laboral; en especial, las que se refieren a afecciones oncológicas. Los datos del informe apuntan a que se ha registrado poco más de un centenar de cánceres con origen laboral, de los cerca de 300.000 diagnósticos que se produjeron en España durante 2025.

Unai Sordo hizo también referencia a la incidencia de siniestralidad laboral entre los trabajadores y trabajadoras extranjeras, que en algunas nacionalidades llega a duplicar la tasa. Existen dos razones para este fenómeno: porque trabajan en sectores más vulnerables, como la construcción, y también al encontrarse en una situación de vulnerabilidad para exigir sus derechos. “El proceso de regularización puede también tener un efecto positivo sobre estas tasas”, destacó.

https://www.ccoo.es/noticia:755619–La_mejora_del_empleo_ha_reducido_el_numero_de_accidentes_laborales_pero_la_prevencion_sigue_siendo_una_asignatura_pendiente&opc_id=8c53f4de8f8f09d2e54f19daf8d8ed95

Italy: 28 aprile 2026 giornata mondiale della salute e sicurezza sul lavoro

 

Anche quest’anno, il prossimo 28 aprile, si celebra la Giornata mondiale per la salute e la sicurezza sul lavoro, appuntamento al quale la Cgil partecipa con iniziative e mobilitazioni a livello nazionale e territoriale.

“Non è fatalità. È il sistema che va cambiato. La vita e la salute, fisica e mentale, delle lavoratrici e dei lavoratori va messa al centro. Basta precarietà, appalti selvaggi e scarsi investimenti. LE PERSONE SONO IL VALORE”. 

Questo lo slogan scelto dalla Confederazione per celebrare questo importante appuntamento, riprendendo, in parte il tema del benessere mentale e organizzativo, assegnato quest’anno a livello mondiale e internazionale dall’ILO, ma rilanciando anche i temi che caratterizzano l’adesione della Cgil a livello nazionale.

→ Relazione della segretaria confederale della Cgil Francesca Re David all’assemblea nazionale RLS – RLST del 12 marzo 2026

https://www.cgil.it/ci-occupiamo-di/salute-e-sicurezza-nel-lavoro/28-aprile-giornata-mondiale-per-la-sicurezza-e-la-salute-sul-lavoro-non-e-fatalita-e-il-sistema-che-va-cambiato-p27ca34u

Romania: 28 April – Where have the labour inspectors gone?

ITM Bucharest has lost 54.9 per cent of its total labour inspectors between 2008 and 2024

28 April is World Day for Safety and Health at Work.

The International Labour Organization states that a safe and healthy working environment is built on a national culture of occupational safety and health, focused on preventing workplace accidents and occupational diseases.

The context in which we mark this day in 2026 is more serious than it first appears. An analysis developed under the Cartel ALFA +CAP project, based on the Annual Reports of the Labour Inspection, shows with precise figures how Romania has systematically weakened the very state mechanism that should guarantee workers’ rights at work: the labour inspectorate.

Figures that should alarm us

At national level, Romania lost 43 labour inspectors in a single year. Of these, 38 were from territorial labour inspectorates and 5 from the central level of the Labour Inspection.

The average annual decrease in their number is 1.5 per cent, year after year. If the national picture is worrying, the situation in Bucharest is far more severe.

Compared to 2008, Bucharest has lost 90 labour inspectors — a decrease of 54.9 per cent, equivalent to 4.9 per cent per year, consistently over 16 years. This trend does not reflect a deliberate reform or a rational reorganisation of inspection capacity.

In 2024, Bucharest lost 9 labour inspectors, representing a 10.8 per cent drop compared to the previous year.

Of the 43 labour inspectors lost nationwide, 9 were from Bucharest, accounting for 21 per cent.

Această scădere reflectă, în primul rând, efectul cumulat al blocărilor de posturi din sectorul public, al ieșirilor la pensie necompensate prin angajări și al unui sistem de salarizare care nu a reușit să facă din profesia de inspector de muncă o opțiune atractivă pentru absolvenți calificați.

Datele Rapoartelor Anuale ale Inspecției Muncii, corelate cu statisticile Institutului Național de Statistică privind efectivul salariaților, scot la iveală un paradox structural care ar trebui să fie în centrul oricărei dezbateri serioase despre SSM în România.

În timp ce numărul de inspectori de muncă din București a scăzut cu 54,9% față de 2008, numărul de salariați din capitală a crescut cu 16% în același interval de timp.

De la 17,8 inspectori la 100.000 de salariați în 2008, astăzi mai sunt doar 6,8 la 100.000 de lucrători. Aproape de trei ori mai puțini inspectori, în mai puțin de 20 de ani.

A labour inspector today must cover a territory three times larger than that of a colleague 16 years ago — with more responsibilities, more procedures and far more complex working conditions.

If in 2008 a Bucharest inspector oversaw around 5,600 workers on average, by 2024 that figure has risen to approximately 14,700. This is not a metaphor, but reflects figures published directly by the Labour Inspection.

A national issue, not just a capital city problem

Annual Reports of the Labour Inspection, analysed by county, show that the reduction in inspector numbers has affected almost the entire country between 2010 and 2024.

The largest relative decreases are recorded in counties with growing economies — where the number of workers has increased significantly, but the number of inspectors overseeing them has moved in the opposite direction. This means that where occupational safety and health risks are more numerous and diverse, institutional inspection capacity is under the greatest pressure.

A few counties have seen increases in inspector numbers compared to 2010, but these are isolated exceptions that do not change the national picture. Overall, Romania now has a significantly smaller body of labour inspectors than it did 15 years ago.

The long-term situation does not appear to be improving, as public sector hiring remains restricted due to austerity, and public trust in inspection mechanisms is low. Highly publicised cases of inspectors involved in illegal or unethical behaviour have further reduced confidence in the institution.

Those who carry out their duties and strive to uphold occupational safety and health principles are overshadowed by these scandals, as well as by staff shortages and a lack of state vision in labour policy.

What does this mean in practice?

The shortage of labour inspectors is not an abstract organisational issue — it has direct, concrete consequences for every worker in Romania:

· Inspections are carried out less frequently.
o An inspector responsible for a far larger portfolio than a decade ago cannot check each employer as often as needed.
o Employers who break the law are therefore less likely to be caught and sanctioned — not due to lack of will, but lack of capacity.

· Accident investigations take longer.
o When a workplace incident occurs, the official investigation falls to inspectors.
o With fewer staff available, timelines are extended.
o In the period between an accident and the conclusion of the investigation, the conditions that caused it may remain unchanged, exposing other workers to the same risks.

Underreporting remains a structural problem. There are persistent concerns that many accidents go unreported or are misclassified to avoid sanctions. The informal economy, undeclared work and excessive subcontracting all contribute to this.

For example, in recent weeks tramline modernisation works have been carried out by workers without adequate protective equipment. Welding has been done without protective masks, exposing workers to toxic substances that can lead over time to serious health complications and shorter lives. Such cases often remain invisible.

A larger and better-distributed inspectorate is the only real lever to address this issue. Without it, official statistics risk consistently appearing better than the reality they reflect.

What can we do on 28 April?

28 April is not just a date in the calendar. It is a moment to recognise that improving working conditions is a collective goal, shaped by long struggles, and to reflect on how much more must be done to protect workers’ lives and health.

The Annual Reports of the Labour Inspection provide Romanian authorities with all the data needed to understand the scale of the problem. There is no excuse for ignorance.

The decline in inspector numbers has been publicly and consistently documented for over a decade. What is missing is not information, but political will to treat labour inspection as a governing priority rather than an easy budget cut.

Current demands to address the issue are clear:

· unblocking vacant posts;
· creating salary conditions that attract and retain qualified inspectors;
· establishing genuine social dialogue on OSH policies — not formal consultation, but real negotiation with trade unions playing a decision-making role.

Moreover, simply hiring more inspectors will not solve the problem if their professional training remains inadequate. Alongside increasing staff numbers, rebuilding public trust in the authority is essential.

An eroded labour inspectorate cannot fulfil this role, and the data from the Annual Reports confirm it. What we do with this information depends on us.

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Romania: Ziua SSM – Unde au dispărut inspectorii de muncă?

ITM București a pierdut 54,9% din totalul de inspectori de muncă în perioada 2008 – 2024

28 aprilie este Ziua Mondială a Securității și Sănătății în Muncă.

Organizația Internațională a Muncii declară că un mediu de lucru sigur și sănătos se clădește pe o cultură națională a securității și sănătății la locul de muncă, de prevenire a producerii accidentelor și a bolilor profesionale.

Contextul în care marcăm această zi în 2026 este mai grav decât pare la prima vedere. O analiză elaborată în cadrul proiectului +CAP al Cartel ALFA și bazată pe Rapoartele Anuale ale Inspecției Muncii, arată cu cifre precise cum România a slăbit sistematic tocmai mecanismul statului care ar trebui să garanteze respectarea drepturilor lucrătorilor la locul de muncă: corpul inspectorilor de muncă.

Cifrele care ar trebui să ne alarmeze

La nivel național, România a pierdut 43 de inspectori de muncă într-un singur an. 38 dintre aceștia provin din inspectoratele teritoriale de muncă, iar 5 de la nivelul central al Inspecției Muncii.

Scăderea medie anuală a numărului lor este de 1,5%, an după an. Dacă la nivel național tabloul este îngrijorător, în București situația este mult mai gravă.

Față de 2008, București a pierdut 90 de inspectori de muncă – o scădere de 54,9%, echivalentul a 4,9% pe an, constant, timp de 16 ani. Această tendință nu reflectă o reformă deliberată sau o reorganizare rațională a capacității de control.

În 2024, Bucureștiului a pierdut 9 inspectori de muncă, adică 10,8% față de anul precedent.

Din cei 43 de inspectori de muncă pe care România i-a pierdut, 9 sunt din București, adică 21%.

Această scădere reflectă, în primul rând, efectul cumulat al blocărilor de posturi din sectorul public, al ieșirilor la pensie necompensate prin angajări și al unui sistem de salarizare care nu a reușit să facă din profesia de inspector de muncă o opțiune atractivă pentru absolvenți calificați.

Datele Rapoartelor Anuale ale Inspecției Muncii, corelate cu statisticile Institutului Național de Statistică privind efectivul salariaților, scot la iveală un paradox structural care ar trebui să fie în centrul oricărei dezbateri serioase despre SSM în România.

În timp ce numărul de inspectori de muncă din București a scăzut cu 54,9% față de 2008, numărul de salariați din capitală a crescut cu 16% în același interval de timp.

De la 17,8 inspectori la 100.000 de salariați în 2008, astăzi mai sunt doar 6,8 la 100.000 de lucrători. Aproape de trei ori mai puțini inspectori, în mai puțin de 20 de ani.

Un inspector de muncă trebuie să acopere astăzi un teritoriu de trei ori mai mare decât cel pe care îl acoperea un coleg al său în urmă cu 16 ani – cu mai multe atribuții, cu mai multe proceduri și cu situații de muncă mult mai dificile.

Dacă în 2008 un inspector bucureștean supraveghea, în medie, circa 5.600 de salariați, în 2024 același inspector supraveghează circa 14.700. Nu este o metaforă, ci reprezintă numerele rezultate direct din cifrele publicate de Inspecția Muncii.

O problemă națională, nu doar o problemă a capitalei

Rapoartele Anuale ale Inspecției Muncii, analizate pe județe, arată că reducerea numărului de inspectori este un fenomen care a afectat aproape întreaga țară între 2010 și 2024.

Cele mai mari scăderi relative se înregistrează în județe cu economii în creștere – județe în care numărul de salariați a crescut semnificativ, dar numărul de inspectori care să îi supravegheze a mers în direcție opusă. Aceasta înseamnă că tocmai acolo unde riscurile SSM sunt mai numeroase și mai diverse, capacitatea instituțională de control este cel mai mult sub presiune.

Câteva județe au înregistrat creșteri ale numărului de inspectori față de 2010, dar acestea sunt excepții izolate care nu schimbă tabloul național. România, privită în ansamblu, are astăzi un corp de inspectori de muncă semnificativ mai subțire decât avea în urmă cu 15 ani.

Situația pe termen lung nu pare să se îmbunătățească, deoarece angajările la stat rămân blocate pe fondul austerității, iar încrederea populației în mecanismele de control este scăzută. Cazurile mediatizate de inspectori care au fost prinși în situații nelegale sau imorale, a dus la scăderea încrederii în această instituție.

Cei care își fac treaba și se chinuie pentru a apăra principiile de SSM, sunt umbriți de aceste scandaluri, de lipsa de personal și de lipsa de viziune a statului privind politicile publice în domeniul muncii.

Ce înseamnă mai precis?

Lipsa inspectorilor de muncă nu este o problemă abstractă de organigramă, ci are consecințe directe, concrete pentru fiecare lucrător din România:

·        Controalele se fac mai rar.

o   Un inspector cu un portofoliu de unități mult mai mare față de cel din urmă cu zece ani nu poate verifica fiecare angajator cu frecvența necesară.

o   Angajatorii care nu respectă legea au astfel șanse mai mici să fie prinși și sancționați – nu pentru că inspecția nu vrea să acționeze, ci pentru că nu are capacitatea fizică să o facă la scara cerută de realitatea pieței muncii.

·        Cercetarea accidentelor durează mai mult.

o   Când se produce un eveniment la locul de muncă, cercetarea oficială revine inspectorilor.

·        Cu mai puțini oameni disponibili, termenele se lungesc.

o   În intervalul dintre accident și finalizarea cercetării, condițiile care au generat accidentul pot rămâne neschimbate, expunând alți lucrători acelorași riscuri.

Subraportarea rămâne o problemă structurală. Există suspiciuni persistente că numeroase accidente nu sunt raportate sau sunt încadrate eronat pentru a evita sancțiuni. Economia informală, munca la negru și subcontractarea excesivă contribuie la această subraportare.

De exemplu, în ultimele săptămâni lucrările de modernizare a șinelor de tramvai au fost făcute de mai mulți lucrători care nu purtau echipamentul adecvat. Sudura se făcea fără măști de protecție, iar fiecare lucrător ajungea să inhaleze substanțele toxice care duc, în timp, la complicații medicale și la o viață mai scurtă. Aceste cazuri ajung să fie invizibile.

Un corp de inspectori mai numeros și mai bine distribuit teritorial este singura pârghie reală împotriva acestui fenomen. Fără ea, statisticile oficiale riscă să fie, sistematic, mai bune decât realitatea pe care o reflectă.

Ce putem face pe 28 aprilie?

Ziua de 28 aprilie nu este doar o dată în calendar. Este un moment în care conștientizăm că îmbunătățirea condițiilor de muncă este un obiectiv colectiv, pentru care lucrătorii au dus o luptă îndelungată, și ne gândim cât de multe mai avem de făcut împreună pentru a proteja viața și sănătatea celor care muncesc.

Rapoartele Anuale ale Inspecției Muncii oferă autorităților române toate datele de care au nevoie pentru a înțelege amploarea problemei. Nu există scuza ignoranței.

Tendința de scădere a numărului de inspectori este documentată public, consecvent, de peste un deceniu. Ceea ce lipsește nu este informația, ci voința politică de a trata inspecția muncii ca pe o prioritate de guvernare, nu ca pe o linie de buget ușor de tăiat.

Solicitările în momentul de față pentru rezolvarea problemei sunt clare:

·        deblocarea posturilor vacante;

·        crearea unor condiții salariale care să atragă și să rețină inspectori calificați;

·        un dialog social real în jurul politicilor de SSM – nu consultări formale, ci negociere autentică în care organizațiile sindicale au un rol decizional.

Mai mult decât atât, trebuie amintit că angajarea de n inspectori în plus nu va rezolva problema, atât timp cât formarea profesională a acestora este inadecvată. În timp ce presiuni trebuie să existe pentru a suplimenta numărul de lucrători din aceste instituții de control, este nevoie și de o reclădire a încrederii publice în autoritatea publică.

Un corp de inspectori de muncă erodat nu poate face asta, iar datele din Rapoartele Anuale ale Inspecției Muncii o confirmă. Ce facem cu aceste informații depinde de noi.

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Italy: Sicurezza sul lavoro. Cisl: prevenzione deve diventare la vera priorità. Decisivo il ruolo delle rappresentanze nei luoghi di lavoro, presidio quotidiano e insostituibile

Sicurezza sul lavoro. Cisl: prevenzione deve diventare la vera priorità. Decisivo il ruolo delle rappresentanze nei luoghi di lavoro, presidio quotidiano e insostituibile.

«Riaffermare un impegno univoco e diffuso per contrastare infortuni, malattie professionali e morti sul lavoro». Questo l’appello lanciato dalla CISL in occasione della Giornata Mondiale per la salute e la sicurezza sul lavoro. «Guardiamo avanti senza dimenticare quanto accaduto e quanto ancora accade, rivendicando il diritto a un lavoro che riconosca la dignità di ogni persona», afferma la Confederazione di via Po in una nota.

«La prevenzione deve diventare la priorità: significa salvare vite, tutelare l’integrità psico-fisica e promuovere un miglioramento continuo delle condizioni di lavoro. La centralità della persona non è negoziabile. L’amianto resta il simbolo di un rischio ancora attuale, eredità di un passato che non può essere ignorato: ogni rischio va affrontato e prevenuto con strumenti efficaci, valorizzando innovazione, tecnologia e competenze per un vero cambio di paradigma.

In questo percorso è decisivo il ruolo delle rappresentanze nei luoghi di lavoro, presidio quotidiano e insostituibile. È anche grazie all’impegno silenzioso di RLS, RLST e RSPP se molti rischi vengono prevenuti e si costruisce ogni giorno un lavoro più giusto, sano e sicuro».

La ricorrenza del 28 aprile è stata istituita nel 2003 dall’Organizzazione Internazionale del Lavoro come appuntamento globale dedicato alla promozione di ambienti di lavoro sicuri, salubri e orientati alla prevenzione. Per il 2026, il tema scelto dall’ILO è “Promuoviamo un ambiente di lavoro salutare per il benessere psicosociale“: un richiamo a una dimensione del rischio ancora troppo spesso invisibile, che secondo il rapporto mondiale dell’ILO è responsabile di 840.000 decessi all’anno a livello globale e che chiama in causa non solo le condizioni fisiche di lavoro, ma l’organizzazione, i ritmi, le relazioni e il carico emotivo che ogni lavoratore porta con sé ogni giorno.

Dal 2005, il 28 aprile coincide anche con la Giornata Mondiale delle vittime dell’amianto, istituita per sottolineare l’importanza della prevenzione verso questo minerale e per mantenere viva la memoria di chi ha pagato con la salute e con la vita l’esposizione a una sostanza a lungo sottovalutata e oggi vietata, ma i cui effetti continuano a manifestarsi.

Sicurezza sul lavoro. Cisl: prevenzione deve diventare la vera priorità. Decisivo il ruolo delle rappresentanze nei luoghi di lavoro, presidio quotidiano e insostituibile.

Remember the dead, fight like hell for the living