Tag Archives: France

France: Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit ! | CGT

Perdre la santé, perdre la vie, en raison du travail : ça suffit !

Ce 28  avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.
Visuel journée morts au travail 2026
Le monde du travail n’est pas sûr

Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles.

En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·ses dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) :

  • 764 décès à la suite d’un accident de travail ;
  • 318 à la suite d’un accident de trajet ;
  • 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle.

C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers.

En 2025, 5 victimes étaient des mineur·es, apprenti·es ou lycéen·nes de moins de 18 ans.

C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat, qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.

Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail.

À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude.

L’accidentologie au travail n’est pas une fatalité

Les morts au travail ou du fait du travail et les blessures graves ne sont jamais le fruit du hasard et sont parfaitement évitables. Elles sont très souvent le résultat de choix patronaux délibérés de maximiser les profits.
Le travail dans l’urgence, le défaut de prévention de façon générale et d’une prévention genrée (prenant en compte les situations de travail différenciées et les spécificités biologiques des femmes et des hommes), les organisations du travail délétères sont parmi les facteurs aggravants des risques professionnels.

Les actions dissuasives sont insuffisantes, les contrôles trop faiblement réalisés.

Après avoir organisé la pénurie de médecins du travail, d’inspecteur·ices du travail et de contrôleur·ses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, il est temps de réinvestir dans ces emplois nécessaires à la prévention et au contrôle des risques au travail.

La sécurité au travail n’est pas une priorité pour les pouvoirs publics en général, pour le ministère de la Justice en particulier – trop de procès-verbaux des inspecteur·ices du travail sont classés sans suite par les procureur·ses de la République, soit par manque de moyens soit par décision politique.

Les employeur·ses condamnés comme responsables d’un accident mortel reçoivent des peines peu dissuasives, des amendes dérisoires qui n’ont qu’un faible impact sur la prévention des risques.

Sanction dérisoire également pour la mise en œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels et sa mise à jour régulière : 1 500 euros d’amende n’incitent pas les employeur·ses à respecter cette obligation légale – et 50 % d’entre eux ne le font pas.

Combattre les risques au travail nécessite de renforcer les moyens des agent·es de l’État pour prévenir les risques et contrôler l’application de la loi.

Renforcer le pouvoir d’agir des salarié·es

Les gouvernements de Macron ont drastiquement limité l’intervention des représentant·es du personnel, et les CHSCT ont totalement disparu depuis 2020 tous secteurs confondus.

La CGT considère que cette situation participe à l’aggravation des conditions de travail et au recul en matière de prévention des risques professionnels.

Le pouvoir d’agir des salarié·es et de leurs représentant·es dans les entreprises doit être renforcé. En particulier, les CHSCT, institutions indispensables à la prévention des risques professionnels, doivent être remis en place, avec des prérogatives nouvelles, et être accessibles à tou·tes les travailleur·ses !

Tou·tes mobilisé·es le 28 avril !

La journée internationale de la santé et de la sécurité au travail est l’occasion de visibiliser les morts et blessures au travail évitables.

Pour transformer le travail et arrêter cette hécatombe, exigeons :

  • l’obligation de la mise en œuvre du DUERP, un DUERP qui soit genré (obligation depuis 2014 qui n’est pas appliquée) avec contrôle de son application et de sa mise à jour ;
  • le renforcement de la protection des travailleur·ses et le respect du droit de retrait ;
  • une politique pénale du travail sévère condamnant fermement les employeur·ses responsables d’accidents graves au travail ;
  • la suppression du recours à la sous-traitance pour les activités à risques, et le renforcement des responsabilités et la condamnation des donneurs d’ordre. L’abus des niveaux de sous-traitance est un facteur aggravant !
  • un renforcement de la réglementation pour protéger la santé et la sécurité des salarié·es ;
  • la suppression des stages en entreprise dès le collège et des séquences « d’observation » en 2nde générale et technologique ;
  • l’amélioration des protections légales pour les mineur·es en formation professionnelle, notamment le rétablissement de celles supprimées en 2015 et 2018 ;
  • le retour des CHSCT et des délégué·es du personnel (DP), outil de proximité et de prévention par excellence, avec des prérogatives et une accessibilité renforcées ;
  • le doublement du nombre d’inspecteur·ices du travail, le renforcement des effectifs de contrôleur·ses Carsat (Sécurité sociale), avec de plus larges prérogatives coercitives (arrêt de chantiers et travaux dangereux) ;
  • l’assurance de l’indépendance et de la protection de tou·tes les acteur·ices de la santé au travail, y compris des médecins du travail et des équipes des SPSTI.

➡️ Télécharger le tract

Tract 28 avril

Format TDC ici
Format RVB ici
Format CMJN ici

tract à télécharger

Télécharger le tract ⤵️

France: Prendre à bras-le-corps les risques psychosociaux au travail | CFDT

Prendre à bras-le-corps les risques psychosociaux au travail

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, l’Organisation internationale du travail (OIT) publie un rapport mondial majeur consacré aux risques psychosociaux au travail.

Ce rapport met en lumière un constat essentiel : l’environnement psychosocial, c’est-à-dire la manière dont le travail est conçu, organisé et managé, influence directement la santé, la sécurité et la performance des travailleurs.

Les facteurs psychosociaux (la charge de travail, la clarté des rôles, l’autonomie, le soutien managérial ou encore l’équité des processus) ne relèvent pas de simples perceptions individuelles. Lorsqu’ils sont dégradés, ils constituent de véritables risques professionnels, au même titre que les risques physiques, chimiques ou biologiques.

Face à ces enjeux, le rapport de l’OIT promeut une approche organisationnelle et préventive, structurée autour de trois niveaux indissociables :

  • Le poste de travail et son contenu,
  • Les modes de management et d’organisation,
  • Le cadre global des politiques et procédures de l’entreprise.

Cette approche systémique marque une évolution majeure : elle invite à traiter les risques psychosociaux non plus comme des difficultés individuelles, mais comme des questions centrales de travail, d’organisation du travail et de gouvernance.

Dans ce contexte, la CFDT s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle portera cette vision lors du webinaire organisé par l’OIT à l’occasion de cette journée mondiale, en défendant :

  • Une prévention primaire des risques psychosociaux,
  • Une transformation des organisations du travail,
  • Et un renforcement du dialogue social comme levier de santé au travail.

Au-delà des dispositifs de prévention, la CFDT affirme que les salariés attendent un management qui reconnait la réalité de leur travail, leur donne les moyens d’agir sur les transformations en cours, et leur permet de trouver du sens dans leur activité. Le dialogue professionnel, au plus près du terrain, est à ce titre un levier indispensable de santé au travail.

Pour la CFDT, la prévention des risques psychosociaux passe avant tout par une amélioration concrète des conditions de travail et une responsabilisation des organisations.

A télécharger

Global: Journée internationale de commémoration des travailleurs morts ou blessés au travail 2026 : prendre en compte les risques psychosociaux au travail

Le 28 avril, à l’occasion de la Journée internationale de commémorations des travailleurs morts ou blessés au travail, la CSI appelle à une action urgente visant à lutter contre la crise mondiale des risques psychosociaux au travail, désormais l’une des principales causes de décès, de maladie et de souffrance pour les travailleurs et les travailleuses à travers le monde.

Derrière la réalité quotidienne du travail, des millions de personnes sont soumises à une pression incessante : longues heures de travail, insécurité de l’emploi, objectifs impossibles à atteindre et environnements de travail toxiques.

Il ne s’agit pas seulement d’emplois de mauvaise qualité, mais d’emplois dangereux. Le stress, l’anxiété et l’épuisement provoquent aujourd’hui plus de préjudice à l’échelle planétaire que les risques traditionnels sur les lieux de travail, tels que les produits chimiques ou la poussière.

Le nouveau rapport de la CSI révèle l’ampleur de la crise :

  • La durée excessive des heures de travail est responsable à elle seule d’environ 745 000 décès chaque année.
  • Au moins 70 000 suicides liés au travail sont à déplorer annuellement.
  • Tous les ans, 12 milliards de jours de travail sont perdus en raison de la dépression et de l’anxiété.

L’épuisement au travail touche environ un travailleur sur cinq dans le monde.

Les risques psychosociaux sont associés, dans plus de 10 pour cent des cas, aux maladies cardiaques, à la dépression et aux suicides.

« Les emplois de mauvaise qualité peuvent briser n’importe qui. Lorsque les travailleurs subissent des pressions au-delà des limites supportables, à cause de l’insécurité de l’emploi, de charges de travail excessives et d’un manque de contrôle, les conséquences peuvent être fatales. Cette situation n’est pas inévitable : elle résulte de décisions prises dans des salles de réunions et par les gouvernements. »Luc Triangle, secrétaire général de la CSI.

Sur l’ensemble du globe, les syndicats montrent qu’un changement est possible. Les faits indiquent qu’une présence syndicale forte et démocratique sur le lieu de travail constitue la plus efficace des protections contre les risques psychosociaux, en contribuant à améliorer la santé et les performances économiques des travailleurs et des travailleuses.

La CSI réclame :

  • Des lois rigoureuses destinées à prévenir les risques psychosociaux au travail.
  • La participation pleine et entière des syndicats aux questions de santé et de sécurité au travail.
  • Des emplois décents, c’est-à-dire des emplois sûrs, une rémunération équitable et des charges de travail supportables.
  • La reconnaissance des troubles de santé mentale comme maladies professionnelles.

Luc Triangle a conclu : « Les solutions à ces problèmes commencent par la démocratie au travail, pour permettre aux travailleurs de faire entendre leur voix par l’intermédiaire de leur syndicat. Les employeurs peuvent choisir d’ignorer la santé psychosociale de leurs employés et de les pousser à bout, de perdre leurs précieuses compétences et d’en payer le coût financier, ou choisir de collaborer avec les syndicats pour veiller à ce que les travailleurs soient valorisés. Si les employeurs peinent à savoir quel est le bon choix, les syndicats se tiennent prêts à le leur rappeler. La lutte pour la démocratie au travail est la lutte pour le bien-être de tous les travailleurs et travailleuses. »

Ce 28 avril, nous rendons hommage aux personnes décédées au travail, et nous nous battons pour les vivants. Le travail ne devrait pas coûter des vies. Il doit protéger la vie, la dignité et la santé mentale.

https://www.ituc-csi.org/journee-internationale-de-commemoration-des-travailleurs-morts-ou-blesses-au-travail-2026

France: Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail

The French government will mark 28 April 2026  highlighting the need to prevent workplace deaths, injuries and illness. The Ministry of Labour focuses on awareness campaigns, labour inspection activity and national policy on improving working conditions.

Le jeudi 28 avril 2026 marquera la journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail. Celle-ci vise à sensibiliser les employeurs et les salariés aux risques professionnels, afin de prévenir les accidents, les maladies et les décès liés au travail. Depuis 1996, cette date est également dédiée à la commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, rappelant l’importance de la mobilisation de tous les acteurs pour renforcer la sécurité au travail.

En 2024, on a dénombré 824 accidents du travail mortels au sein du régime général et du régime agricole. Dans le régime général, ces accidents mortels sont principalement liés à des malaises, des accidents de la route, l’utilisation d’équipements de travail ou engins dangereux ou encore à des chutes de hauteur. Parmi ces décès, 22 jeunes de moins de 25 ans sont morts suite à un accident du travail en 2024.

Le plan national d’action (PNA) 2026-2029 de l’inspection du travail fait de la santé et de la sécurité au travail un sujet prioritaire d’intervention. Les enjeux de santé et de sécurité au travail constituent ainsi un axe majeur dans la protection des salariés et la sensibilisation des employeurs. Les inspecteurs du travail interviennent donc dans les entreprises ou sur les chantiers pour garantir la santé et la sécurité des salariés pour :

  • Contrôler le respect de la réglementation ;
  • Conseiller employeurs et travailleurs ;
  • Enquêter sur les accidents du travail ;
  • S’assurer de la mise en œuvre par l’entreprise de mesures correctives lorsque cela s’avère nécessaire, y compris par l’utilisation d’outils juridiques coercitifs.

Plus d’informations sur le site du gouvernement français

France: 28 avril – Journée internationale de la santé et la sécurité au travail – CGT

28 avril : Journée internationale de la santé et la sécurité au travail

Perdre la santé, perdre la vie en raison du travail : ça suffit !

Ce 28 avril 2026, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail, la CGT appelle comme chaque année à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.

Lire la suite dans le tract UFSE-CGT en téléchargement

Patronat et gouvernement doivent prendre en compte la réalité des situations sur les lieux de travail.
Dans le monde, chaque année, on dénombre près de 380 millions d’accidents du travail, entraînant absences, handicaps… voire la mort : plus de 3 millions de décès sont liés aux accidents du travail ou aux maladies professionnelles.

En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail (auxquels il faut ajouter les travailleur·es dépendant du régime agricole, des régimes spéciaux, de la fonction publique, et les indépendant·es, non comptabilisé·es dans le rapport) :

  • 764 décès à la suite d’un accident de travail ;
  • 318 à la suite d’un accident de trajet ;
  • 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle.

C’est un scandale national, plus de 3 morts par jour – invisibilisées ou traitées le plus souvent comme de simples faits divers.

En 2025, 5 victimes étaient des mineurs, apprentis ou lycéens de moins de 18 ans.
C’est un bilan désastreux pour le gouvernement et le patronat qui défendent l’entreprise comme lieu d’apprentissage tout en refusant de prendre en compte la réalité du travail et ses conséquences.

Les morts à la suite d’une maladie professionnelle sont aussi en augmentation. Les cancers professionnels sont encore nettement sous-déclarés, et souvent non considérés comme liés à l’activité professionnelle, faussant ainsi les statistiques et donc à terme la prévention nécessaire des risques et la réparation des préjudices subis par les victimes du travail.

À ces morts s’ajoutent des milliers d’accidents graves occasionnant des lourdes séquelles parfois durables et entraînant trop souvent un licenciement pour inaptitude.

Lire la suite dans le tract CGT en téléchargement

Visitez la page web du 28 avril de la CGT

Rassemblements :
Ile-de-France : 12H30 – Ministère du Travail – 14, rue Duquesne – 75007 PARIS
Pour les territoires : contacter les Unions départementales CGT.

Rappel :

Tract UFSE-CGT « Le travail ne doit plus rendre malade ! »

Appel UFSE-CGT « 28 avril, 1er mai : mobilisons-nous pour nos droits ! »

Appel intersyndical au 28 avril : malades, blessé·es, tué·es au travail ou par le travail : stop !

France: Direct 28.04 – Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail – CFDT

A l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, retrouvez-nous en live le 28 avril à 14h (vidéo ci-dessous) pour une rencontre avec les militantes et militants de la maroquinerie, du paysage et de l’hospitalisation privée.

Le 28 avril est un moment important pour des millions de travailleurs et travailleuses à travers le monde. C’est l’occasion de mettre en lumière la nécessité d’agir continuellement pour faire respecter le droit en matière de santé et sécurité au travail.

Cette journée sera l’occasion de valoriser le travail de terrain mené par les équipes CFDT, à travers plusieurs témoignages qui démontrent qu’il est possible, par l’action, de faire évoluer les organisations du travail et d’améliorer les conditions de travail pour agir sur le maintien en emploi en bonne santé.

France: 759 morts au travail en 2023 – une aggravation alarmante qui appelle une réponse à la hauteur – CGT

759 mort·es au travail en 2023 : une aggravation alarmante qui demande une réponse à la hauteur.

Publié le 23 avr. 2025

1282 travailleur·euses sont mort·es au travail ou du fait du travail, dans un silence assourdissant des pouvoirs publics. La CGT alerte sur la dégradation des conditions de travail et ses conséquences sur la santé des travailleur·euses.

A l’occasion de la journée mondiale pour la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses, le constat est glaçant : 

  • 759 morts au travail, 21 décès de plus qu’en 2022 soit une augmentation de 2,8% en un an ;
  • 332 morts des suites d’un accident de trajet ;
  • 196 morts des suites d’une maladie professionnelle, soit un accroissement de 7,1% ;
  • 3700 cas supplémentaires des troubles musculosquelettiques (TMS), soit une hausse sans précédent de 9,5%. 

Par ailleurs, la sous-déclaration des accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP), dont le montant est estimé entre 2 et 3,8 milliards d’euros, vient, par ricochet, plomber le budget des indemnités journalières maladie, réformées dernièrement par le gouvernement Bayrou au détriment des malades.

Les réformes successives du système de retraite, qui repoussent l’âge de départ aujourd’hui à 64 ans, ont des conséquences catastrophiques sur la santé des travailleurs et travailleuses, et notamment sur la reconnaissance de la pénibilité. 

Avec la concertation ouverte par le Premier ministre, ce sont les services actifs et super actifs de la fonction publique qui sont sur la sellette. Concrètement ce sont des métiers essentiels comme les aides-soignantes ou les égoutiers qui pourraient voir leur dispositif de départ anticipé supprimé. Rappelons que les égoutiers ont une espérance de vie inférieure de 17 ans à la moyenne générale : si cette réforme passe ils seraient condamnés à ne jamais arriver à la retraite !

Gouvernement et patronat s’abritent derrière le C2P (compte professionnel de prévention) comme « la » solution à la pénibilité. Or ce compte individuel a des critères tellement restreints que très peu de travailleur·euses y ont accès (environ 5000 comptes sont ouverts aujourd’hui). La CGT s’est par ailleurs opposée à la mise en place du Fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle (FIPU) car ce sont des subventions aux entreprises (1 milliard / 4 ans) pour accompagner les transitions professionnelles sans reconnaissance de la pénibilité. 

La CGT revendique aussi pour tous les travailleurs et travailleuses : 

  • Des départs anticipés pour les métiers pénibles, l’invalidité, l’incapacité, le handicap et les carrières longues
  • Le retour des Comités d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) en intégrant la dimension environnementale
  • L’intégration de la médecine du travail dans la Sécurité sociale
  • Le doublement du nombre d’inspecteur·rices du travail et des contrôleur·ses /préventeur·ses des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT)

Ce 28 avril, la CGT visibilisera les métiers particulièrement pénibles et accidentogène lors de rassemblement devant les hôpitaux lieux symboliques où arrivent de trop nombreux travailleurs et travailleuses blessé·es, notamment à Nantes, Paris, Anges, Le Mans…

La CGT appelle à renforcer ces actions en affichant nos métiers en tenue profession­nelle (égoutiers, blouses blanches, casques, et tous signes professionnels), ou selon les réalités locales devant les services du minis­tère du travail (Dreets, Deets).

Montreuil, le 23 avril 2025

CGT

France: CGT – Pour en finir avec les mort·es et les blessé·es au travail

French union and BWI affiliate CGT plans public actions and also will be updating social media throughout the day.  Assemblies will take place in many places including Paris, Aurillac, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille, Roissy, Paris, Bordeaux and  Grenoble

Pour en finir avec les mort·es et les blessé·es au travail

Actions syndicales le 25 avril

En amont de la journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail, le 28 avril, la CGT organise plusieurs initiatives, sur tout le territoire, ce jeudi 25 avril : rassemblements (Paris, Aurillac, Clermont-Ferrand, Lyon, Marseille, Roissy, etc.), points presse et conférences de presse (Paris, Bordeaux, Grenoble, etc.) et diverses actions.

Ces actions syndicales doivent participer à dénoncer l’intolérable scandale que représente, pour chacun·e d’entre nous, le fait que l’on puisse encore mourir du travail, en France et ailleurs, de nos jours.

Cette situation n’est pas inéluctable. Et, il en va de la responsabilité tant des pouvoirs publics que du patronat de se hisser à la hauteur de l’enjeu ; qu’au 21ème siècle, en France, la santé et la sécurité au travail soient, enfin, prises au sérieux et garanties.

La CGT, dans ce cadre, a le plaisir de vous proposer ce dossier de presse. Vous y trouverez divers éléments d’analyse : un point sur la situation actuelle, les revendications de la CGT, le détail des mobilisations prévues, un focus sur l’Institut National de Recherche et de Sécurité ainsi qu’une lettre ouverte intersyndicale à la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités.

Vous en souhaitant bonne lecture.

https://www.cgt.fr/dossiers-de-presse/pour-en-finir-avec-les-mortes-et-les-blessees-au-travail

France: La sécurité et la santé au travail peuvent sauver des vies – CFDT

@CFDTsantesoc “la sécurité et la santé au travail peuvent sauver des vies” 28 avril commémoration des travailleurs décédés dans leur travail. Solidarité avec http://travailleurs.es  en Europe @EPSUnions @etuc_ces et mondiale @ituc @PSIglobalunion

France: Stoppons la pandémie au travail

Le 28 avril marque la Journée internationale de commémoration des travailleuses ou des travailleurs, qui a pour but de rendre hommage aux travailleurs décédés, devenus invalides, blessés ou malades à cause de leur travail en organisant des actions. Le thème de cette année porte évidemment sur la pandémie de Covid-19.

Bien que tout le monde soit touché par la crise, les travailleurs se trouvent en première ligne. Les professionnels de la santé en particulier risquent leur vie en réalisant leur travail pour prendre soin des malades. Il y a des personnes qui travaillent dans des établissements de soins pour personnes âgées et s’occupent du groupe de personnes le plus vulnérable. Mais nous avons également besoin de transports, de travailleurs de supermarchés et de prestataires de services essentiels pour maintenir l’économie. Les gens devraient remercier ces travailleurs car si vous ne pouvez pas acheter de nourriture, vous ne pouvez pas maintenir votre famille en vie et en bonne santé », a déclaré Sharan Burrow.

La Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs 2020 sera organisée pour soutenir tous ces travailleurs courageux, ainsi que pour rendre hommage aux personnes décédées, malades ou blessées en raison de leur travail.

Compte tenu des mesures de distanciation sociale et de confinement, les réunions et événements physiques ne pourront vraisemblablement pas être organisés. Si vous souhaitez partager des idées concernant des activités virtuelles, veuillez nous en faire part en envoyant un courriel à esp@ituc-csi.org. Nous les publierons sur notre site web consacré à la campagne https://28april.org/.

https://www.ituc-csi.org/stoppons-la-pandemie-au-travail

Remember the dead, fight like hell for the living