Belgium: 28 avril – Le nombre de victimes d’accidents du travail reste trop élevé

Le nombre de victimes daccidents du travail reste trop élevé

la CSC demande que la victime d’un accident du travail reçoit directement une copie de la déclaration.

A l’occasion du 28 avril, la journée mondiale du travail dans des conditions de santé et de sécurité, la CSC rend hommage aux victimes des accidents du travail. En Belgique, une personne meurt tous les deux jours des suites d’un accident du travail. Plus de la moitié d’entre eux (75) décèdent sur le lieu de travail proprement dit. Chaque jour, 92 travailleurs belges restent handicapés à vie suite à un accident du travail.

Le risque que les ouvriers et les employés soient victimes d’un accident du travail grave n’a pas diminué et il est même plus élevé qu’en 1980. Dans la province de (nom province), X travailleurs sont décédés sur leur lieu de travail et Y travailleurs ont été victimes d’un accident du travail qui a provoqué une incapacité permanente[1] (cf. annexe 1, chiffres de la province).

Dans le même temps, le contrôle par l’Etat des conditions de travail peu sûres reste déficient. Notre pays n’a jamais compté aussi peu d’inspecteurs pour effectuer les contrôles dans les entreprises: 124 en 2018 (en 2004, ils étaient encore 165). Dans la province de (nom province), X inspecteurs sont chargés de contrôler Y entreprises, qui occupent Z travailleurs. Une entreprise (nom province) n’est contrôlée que tous les XX ans[2] (cf. annexe 2, les chiffres de la province). Les économies réalisées constamment sur l’inspection du bien-être au travail ont depuis longtemps dépassé les limites de l’acceptable.

D’autre part, la CSC déplore particulièrement le nombre d’accidents du travail que les assureurs “accidents du travail” refusent de reconnaître. En 2016, ils ont refusé 18.488 accidents, soit 11,5% de l’ensemble des déclarations. La législation actuelle ne permet pas à la victime de prendre connaissance des informations qui figurent dans la déclaration de l’accident du travail. Pour cette raison, la CSC demande que la loi soit modifiée de toute urgence de manière à ce que la victime reçoive directement une copie de la déclaration. Celle-ci pourra ainsi être complétée ou corrigée rapidement afin d’éviter les refus ou les rectifications.

Jean Louis Teheux
Conseiller – Service d’études
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Internationale des Travailleurs du Bâtiment et du Bois

 

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